Du
fait de leur extension en latitude, les États-Unis connaissent
une grande variété de climats. La disposition
méridienne des principaux axes du relief (Coast Ranges,
montagnes Rocheuses, Appalaches) entrave la propagation des
influences maritimes. En revanche, aucun obstacle ne s'oppose
à l'avancée hivernale de l'air polaire vers le
sud; de même l'air humide issu du golfe du Mexique s'avance
très loin vers le nord en période estivale. Les
climats sont donc marqués, hormis le long de la bordure
pacifique, par une continentalité prononcée.
Le Nord-Est
et la région des Grands Lacs appartiennent à la
Snow Belt, région la plus enneigée du monde. Les
hivers y sont longs et rigoureux. New York, ville située
à la latitude de Naples, connaît une moyenne de
0 °C en janvier et subit de violentes tempêtes de
neige. À un hiver scandinave succède un été
chaud et humide avant la splendeur de l'été indien
(début de l'automne).
La zone
subtropicale, limitée au nord par Washington, couvre
tout le sud-est du pays. En été, l'air tropical
issu du golfe du Mexique entretient un climat chaud, lourd et
humide. Les températures moyennes estivales s'élèvent
jusqu'à 27?5 °C à Miami et à Savannah,
26 °C à Richmond. La pluviosité diminue avec
l'éloignement du Golfe (1?500 mm à Miami,
1?200 mm à Savannah, 1?060 mm à Richmond).
Les brèves vagues de froid n'affectent guère les
moyennes hivernales (19 °C en janvier à Miami).
Les Grandes
Plaines – qui conviennent pourtant si bien aux céréales
– sont beaucoup moins bien dotées: les hivers y
sont rigoureux (les minima nocturnes peuvent descendre à
- 25 °C aux abords de la frontière canadienne), les
étés plutôt chauds (21?5 °C à
Denver en juillet), et la pluviosité est de plus en plus
faible à mesure que l'on s'avance vers l'ouest (Denver
n'enregistre que 360 mm de précipitations annuelles).
La sécheresse
est encore plus marquée dans l'Ouest intérieur,
éloigné des sources d'humidité du golfe
du Mexique et du Pacifique. Yuma (Arizona) ne reçoit
que 80 mm de pluies par an, moins que certaines stations
sahariennes. L'aridité va ici de pair avec une intense
luminosité: 3?700 heures d'ensoleillement par an à
Phoenix (Arizona). Les dépressions encaissées
connaissent des températures extrêmes: plus de
50 °C sous abri en été dans la Vallée
de la Mort, le point le plus bas de l'Union (- 86 m).
La façade
maritime californienne jouit d'un climat de type méditerranéen:
malgré une sécheresse estivale prononcée,
les températures sont agréables (20?5 °C à
Los Angeles en juillet), parfois fraîches (15?5 °C
à San Francisco, où influe un courant maritime
froid). La douceur des hivers (13 °C en janvier à
San Diego, 12 °C à Los Angeles) vaut au «Golden
State» sa grande réputation touristique.
La façade
nord-pacifique connaît un climat à tendance océanique
très prononcée: hivers doux, étés
frais (à Seattle, les températures moyennes s'élèvent
à 4 °C en janvier et à 18 °C en juillet),
pluviosité abondante et fréquente (de 180 à
200 jours de précipitations annuelles). Les montagnes
exposées aux vents d'ouest reçoivent plusieurs
mètres de précipitations, le «record»
revenant aux monts Olympic. Mais la pluviosité diminue
rapidement vers l'intérieur, où seuls les plus
hauts sommets restent enneigés toute l'année.
L'Alaska,
au bord de l'océan Pacifique, est également influencé
par l'océan (la station de Sitka enregistre - 2 °C
en janvier, 11 °C en août et reçoit 4?000 mm
de précipitations par an). Toutefois, le climat se dégrade
rapidement vers le nord et l'intérieur, où règnent
le froid, la sécheresse et les longues nuits hivernales.
Le sol gèle toute l'année en profondeur (permagel);
seuls quelques centimètres superficiels dégèlent
en été.