Richement
doté en ressources naturelles et énergétiques,
ainsi qu'en sols fertiles, le Canada dispose d'un potentiel
économique considérable. L'histoire de son développement
est fréquemment résumée à travers
trois cycles technologiques: celui de l'exploitation du bois
et des bateaux à voile (1600-1850), celui du fer, du
rail et de la vapeur (1850-1930); celui de l'automobile et de
l'électricité, depuis 1930.
Pêche
et agriculture
Avec deux grands domaines de pêche, les façades
atlantique et pacifique, que complètent lacs et rivières,
le Canada est le premier exportateur mondial de poissons et
crustacés: saumons de Colombie-Britannique (première
province pour la pêche), homards et espèces démersales
(morue) pour les Provinces maritimes.
Au
XIXe siècle, l'agriculture canadienne s'organisa
depuis les premières colonies québécoise
et ontarienne, et s'étendit aux Prairies avec le développement
des chemins de fer. Les Prairies dominent aujourd?hui le Canada
agricole, avec la monoculture du blé (30 % des surfaces
cultivées) dans des fermes dont plus de la moitié
ont une superficie supérieure à 400 ha. Les
fermes d'élevage bovin, dans l'Ouest canadien, sont encore
plus vastes. L'Ontario, avec les produits de l'élevage
et les cultures maraîchères et fruitières,
est la première province pour ses revenus agricoles,
bien avant le Québec et les Provinces maritimes, où
l'agriculture est plus traditionnelle.
Ressources
minérales et énergétiques
Le Canada regorge de ressources minérales et énergétiques,
et se place au cinquième rang mondial pour la valeur
de sa production minérale, qui a représenté
un facteur essentiel du développement économique.
Sur le Bouclier canadien les centres miniers abondent: gisements
de nickel, de cuivre, de zinc, d'or, de minerai de fer, d'argent,
de magnésium, de platine. Sont également exploités
le gaz naturel et le pétrole (champ de Leduc, Alberta),
le soufre, le charbon (dont 90 % à ciel ouvert)
et la potasse (Prairies et piémont des Rocheuses). L'hydroélectricité
provient pour 45 % de la baie James, au Québec;
la part totale du nucléaire ne dépasse pas 17 %.
L'exploitation
de la forêt a permis le développement économique
des espaces périphériques; l'essentiel du bois
est maintenant traité dans des usines de pâte à
papier, produit dont le Canada est le premier fournisseur mondial.
La Colombie-Britannique, qui possède à elle seule
près de la moitié du volume forestier utile du
pays, est la province la plus concernée par l'équilibre
exploitation-conservation.
Industrie
Avec 18,1 % de la population active, l'industrie constitue
le deuxième employeur du pays, après les activités
de services (73,5 %) mais loin devant le secteur agricole
(4,5 %) et les mines (3,9 %).
La
structure industrielle de l'économie canadienne a fondamentalement
changé depuis 1950. L'exportation massive d'hydroélectricité,
la croissance du marché national et les apports financiers
des États-Unis ont permis la mise en place d'une économie
moderne et dynamique. L'industrie du matériel de transports
(dont l'automobile) et celle des machines offrent les meilleurs
exemples de cet élargissement industriel, qui passe aussi
par les constructions aéronautiques et ferroviaires.
Les produits manufacturés représentaient 70 %
de la valeur des exportations en 1994, contre à
peine 20 % trente ans auparavant.
Commerce
et services
Les services (73,5 % du PNB) sont l'élément
le plus important de l'économie canadienne. Les services
socioculturels, commerciaux et personnels (4,9 millions
d'employés) et le commerce (2,3 millions d'employés)
en sont les branches essentielles. Les provinces de l'Ontario
(Toronto), du Québec (Montréal) et de la Colombie-Britannique
(Vancouver) connaissent les plus fortes concentrations de services;
les autres provinces disposent toutefois d'un bon équipement
en commerces et services, grâce à l'existence d'une
structure fédérale et à la répartition
équilibrée de l'administration publique.